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Une conférence proposée dans le cadre du cycle commun FONDATION TERRA NOVA et MAIRIE DE BONDY
Avec Irène THERY, sociologue, directrice d'étude à l'EHESS, auteur de "Des humains comme les autres, bioéthique, anonymat et genre du don", ed. de l'EHESS, 2010
et Alexandre URWICZ, coprésident de l'ADFHÂ
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La gestation pour autrui (GPA), aujourd'hui interdite en France,  suscite des débats passionnés, qui vont prendre une nouvelle acuité à l'horizon 2012. Jusqu'à présent, les medias ont mis en scène de façon tres répétitive des arguments  "pro" et "anti", comme si cette opposition entre deux camps bien figés faisait sens. Or, le vrai problème politique et social n'est pas  d'être pour ou contre "la" GPA  comme si un modèle unique existait, mais au contraire de préciser quelle GPA il est question de légaliser. Pour nous, ce ne peut pas être n'importe quelle  pratique, mais bien ce que nous appelons une "GPA éthique", dans laquelle tous les protagonistes (la gestatrice, le couple des deux parents d'intention, et enfin et surtout l'enfant lui-même) soient écoutés, respectés dans leurs droits fondamentaux et  accompagnés dans la construction de leur identité personnelle. La GPA éthique, loin de ressembler  au repoussoir effrayant que certains se plaisent à imaginer en nous parlant des mères porteuses à partir d'exemples sinistres, est une expérience humaine qui peut être aussi belle que respectable, profondément inspirée par les valeurs d'égalité des sexes, de dignité des femmes et de droits de l'enfant.
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Deux grandes questions seront abordées :
1) Quels sont les préjugés spécifiquement français contre la GPA ?  Pourquoi, chez nous, s'obstine-t-on  encore à diaboliser une pratique qui est maintenant légale dans de nombreux pays démocratiques ? Pourquoi est on sourd aux  témoignages de gestatrices qui disent à quel point l'expérience de la GPA éthique les a profondément  valorisées...Le fond de la position anti GPA  en France est là : ignorer la réalité internationale concrète et ne pas parvenir à imaginer que cela puisse avoir sens et valeur pour une femme de porter un enfant pour d'autres personnes. Pour comprendre les raisons de ces blocages, il faut revenir imperativement  de façon critique  au modèle français en matière d'Assistance Medicale à la Procréation, un modèle pseudo-thérapeutique qui maquille la réalité et refuse encore d'assumer ce que d'autres pays ont appris à valoriser : aujourd'hui un enfant peut naitre d'un "don d'engendrement", c'est à dire de la coopération de trois voire de quatre personnes, sans confusion des rôles ni des places de chacun.
2) Qu'est-ce concrètement qu'une GPA "éthique" ? Comment peut-on la garantir ? Quelles leçons peut on tirer de l'expérience des pays où elle existe ? Que nous apprennent les problèmes qui ont été rencontrés et résolus ?  Que faire pour combattre au plan international les dérives de l'exploitation des femmes et la réification des enfants dans  les "trafics de gestation" en Ukraine, en Inde ou ailleurs ? Quelles leçons peut on tirer des outils juridiques  internationaux qui ont déjà permis de lutter  contre  un trafic bien plus ancien; le "trafic de l'adoption" ? Comment peut-on agir dans l'intérêt des enfants qui d'ores et déjà sont nés par gestation pour autrui, alors que le droit français refuse d'instituer le lien de filiation qui les unit à leurs deux parents d'intention ? Comment, enfin, une GPA éthique permettra-elle de répondre, sans déni de la différence des sexes et sans  discrimination entre les couples selon leur orientation sexuelle, à l'exigence plus générale d'accès à l'AMP pour tous les couples, de même sexe comme de sexe différent ?
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Où : ? Mairie de Bondy, espace Marcel Chauzy - Esplanade Claude Fuzier - 93 140 Bondy - RER : ligne E (Bondy)
Quand ? Conférence déplacée en Janvier 2012. Date communiquée ultérieurement
Entrée Libre.
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