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 EHESS, 105 boulevard Raspail
mardi 15 mars 2011
en présence et avec la participation de :
Sylvie et Dominique Mennesson, co-présidents de l'association C.L.A.R.A.Â
Alexandre Urwicz, coprésident de l'Association Des Familles Homoparentales (ADFH)
une séance exceptionnelle du séminaire "Genre, personne, interlocution" liée à l'actualité de la révision des lois de bioéthique
Nombre de places strictement limité.
Ils refusent que la GPA éthique qu'ils valorisent soit systématiquement amalgamée aux pratiques dégradantes de marchandisation des femmes anonymisées et utilisées comme mères porteuses dans certains pays comme l'Ukraine ou l'Inde.
Qu'ils forment un couple hétérosexuel ou homosexuel, le droit français ne  reconnaît que l'un d'eux comme "parent" de l'enfant alors qu'ils l'ont voulu à deux, ont été deux à s'engager et à accompagner la gestatrice dans sa grossesse, deux à accueillir le nouveau-né à sa naissance,  et qu'ils élèvent aujourd'hui leur enfant ensemble
On a tout dit sur eux  : qu'ils étaient prêts a tout pour satisfaire leur désirs, qu'ils piétinaient les droits de l'enfant pour promouvoir le droit à l'enfant, qu'ils n'hésitaient pas à traiter des femmes pauvres en ventres à louer, que leurs contrats n'étaient que des contrats de marchandisation de la vie et de réification du corps féminin
On a beaucoup parlé à leur place, Et beaucoup tenté de les faire taire
Notre séminaire se propose de recevoir certains des plus engagés d'entre eux, de les écouter parler de leur expérience,  de leur sentiment d'injustice et de leur combat juridique
Puis de leur poser des questions "en direct", sans le filtre que tentent d'imposer ceux qui ont jugé d'avance qu'ils sont de trop sur la scène politique et sociale française.
séminaire de recherche (ouvert aux M1)
Genre, personne, interlocution : l'approche relationnelle
Irène THERY directrice d’études à l’EHESS
Les 1er et 3e Mardi du mois de 13h à 17h salle 7 , EHESS 105 bd Raspail,  à partir du 15 octobre 2010 .
Ce nouveau séminaire a pour objet de montrer ce que le genre apporte à la compréhension du lien social en général dont il est à la fois une dimension centrale et un analyseur privilégié. Son originalité sera donc de confronter la distinction de sexe aux "grandes théories " du social : individualisme méthodologique, holisme méthodologique, interactionnisme, théories des speech acts etc.
L’enjeu est de montrer que les diverses conceptions de la distinction masculin/féminin renvoient à une certaine représentation non des sexes ou de la vie sexuelle seulement, comme on le croit en général dans une perspective étroitement individualiste et moderne, mais bien de la personne elle-même.
En effet, la première question qui se pose aux sciences sociales à propos du genre est encore aujourd'hui la moins discutée dans nos propres sociétés occidentales : de quoi parlons-nous quand nous évoquons la distinction sociale masculin/féminin ? La plupart des théories actuelles considèrent comme une évidence de définir le genre comme un attribut identitaire des personnes. Elles adoptent ainsi une philosophie dualiste opposant le « moi » (doté d’une identité de genre) et le « corps » (doté d’une identité de sexe). Mais une alternative est possible : refuser un tel dualisme et considérer le genre comme une modalité des actions et relations dotées de sens.
Ce séminaire développera  une  approche relationnelle du genre fondée sur une anthropologie historique et comparative renouvelée par les apports de la philosophie analytique de l'action et de l'interlocution. Il montrera l'intérêt de concevoir la personne non comme une hypostase, un "moi" ou "self" intérieur, mais comme l'individu tour à tour agent, patient et attributaire de l'actus humanus. Cette approche placera au centre de l’attention l’alternance entre les trois personnes grammaticales distinguant/liant les trois positions de l'interlocution : le je de celui qui parle, le tu de celui à qui on parle, le il/elle de celui ou celle dont on parle.
A NOTER / Ce séminaire de 4 heures quinzomadaires est divisé en DEUX SEQUENCES DE 2H qui peuvent être suivies indépendamment (chacune étant validée comme un semestre) .
La séquence de 13 h à 15h est consacrée à la théorie relationnelle du genre et assurée cette année entièrement par mes soins.
La séquence de 15 à 17H est consacrée à l'application de cette démarche à l'analyse de la recomposition des normes dans  l'Assistance Médicale à la Procréation et j'y recevrai le plus souvent un(e) invité(e) pour y confronter nos deux points de vue sur le droit et les pratiques en matière  bioéthique.
Si vous souhaitez assister à ce séminaire, merci d'envoyer un courriel Ã
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